LE MYSTERE DU SERPENT

Mystère du Serpent

 

Pourquoi le serpent, un tel reptile revient-il souvent dans beaucoup de mythes et religions du monde ? Ainsi, on trouve dans les récits des dieux serpents, des serpents volants, des dragons et des lézards à grandes jambes qui enseignèrent les arts et les métiers de la civilisation à l'espèce humaine. Ces êtres, originaire d'un ciel à plusieurs niveaux ou d'un monde souterrain, voyageaient même dans des vaisseaux spatiaux... Dans le jardin d' Eden de la Bible, on trouve un serpent rusé, gardien de tout les animaux et qui marche debout. Dans la tradition Talmudique, ce serpent, symbole de la tentation serait « Samaël », le fameux Satan qui provoquera l'épisode de la chute d'Adam et Ève en rapport avec le fruit de l'arbre de la Connaissance. Mais le serpent représente aussi la connaissance divine, la guérison et l'immortalité. Aussi, il faut évoquer la deuxième femme d'Adam après Ève, une certaine « Lilith » : la déesse aux serpents, qui ressemble à « Isis » en Égypte. Par rapport au mots serpent, en ancien grec, celui-ci ce dit « drakon », qui ressemble étrangement au mots « dragon »... En Mésopotamie, les Sumériens avaient « Enlil » le dieu serpent usurpateur, un des annunakis à l' apparence reptilienne avec une peau lisse et qui suscitaient la répulsion. Ces même annunakis auraient créer l'Homme primitif en mélangeant leurs caractéristiques de nature saurienne et celle d'un Homme singe indigène. Cela, dans le but d'avoir une main d'œuvre pour puiser des métaux dans des mines. On peut donc se demander si la Mésopotamie n'a pas été coloniser jadis par des dieux serpents ? Aussi, la progéniture de l'accouplement d'un dieu ou d'une déesse et d'un être humain, donnèrent des « demi dieux » et l'« aristocratie ». Le Chilam Balam des Mayas raconte que les premiers habitants du Yucatán furent les « Chanes » ou « Gens du Serpent » qui vinrent de l'est en traversant l'eau avec leur chef « Itzamna » le Serpent de l'est, un guérisseur qui pouvait guérir par l'imposition des mains et même ranimer les morts. Dans le Haggadah, de la tradition orale juive, Adam et Ève perdirent leur « peau brillante et écailleuse » en mangeant le fruit défendu... Dans le« Yi king », les premiers êtres humains furent formés par l'ancienne déesse « Nu Kua ou Ninhoursag » qui fut un dragon. Les empereurs chinois réclamaient même leur descendance de cette déesse dragon. Dans les classiques hindous, le « Ramayana » et le « Mahabharata », rapportent les liens entre l'homme et des dieux serpents qui furent aussi leurs ancêtres. En Inde des familles de haute caste affirment encore que leurs ancêtres étaient des dieux serpents appelées « Nâgas ». De même, on remarque « Ananta », un serpent ascétique, désolidarisé de ses frères sanguinaires et vengeurs, pour mener une vie d'austérité et de contemplation. En Égypte, les pharaons sont parfois représentés avec des serpents aux rôle de protecteur ( l'uræus sacré ). Aussi, des dieux serpents multiples sont vénérés: « Kneph », « Apophis », « Irto », « Mehen », « Mert Seger », « Querehèt Nehet kaou », les « ogdoades » : une assemblée de dieu grenouille et serpent. En Afrique, les Dogons du Mali, aux connaissances astronomiques extraordinaires, prétendent que leur science leur vient de leurs ancêtres venus du ciel et à l'aspect de reptiles les « Nommons ». Les cultures d'Amérique centrale avaient leur dieu « Quetzalcóatl » : un serpent ailé, Dieu du Vent et de la Végétation, Maître de la Vie, créateur, législateur et civilisateur bienfaisant. Il règne à Tula et refuse, contrairement à ses prédécesseurs, les sacrifices humain. Il donnera à ses fidèles la culture du maïs, les arts, les techniques, la sculpture et l'écriture. A l'origine de la civilisation, Quetzalcóatl leur apprend à mesurer le temps et à découvrir le mouvement des étoiles. Les Indiens Hopi ont un dieu nommé « Baholinkonga » : aussi un serpent à plumes. Les Phéniciens avaient « Agathodémon » une représentation ophidienne (serpent). Les adeptes du Vaudou ont un dieu qu'ils appellent « Damballah Edo » et qui est dépeint comme un serpent. Les Hébreux ont un Nakhustan, le serpent d'airain, utilisé par Moïse pour protéger les Israélites des morsures des « serpents brûlants » de Yahvé. L'ancien dieu britannique, connu comme le maître dragon du monde, était appelé « Hu » Le premier autel érigé aux cyclopes à Athènes était dédié à Ops, le dieu-serpent Les Aborigènes d'Australie possèdent aussi leur mythe du Dieu Serpent. On peut aussi citer « Ouroboros », le Serpent qui se mord la queue, symbole d'autofécondation et d'éternel recommencement. Dans la cosmogonie nordique, le Yggdrasil, l'Arbre du monde, a ses racines rongées en permanence par un Serpent, Nidhögg. Toujours en Scandinavie, rampe le grand serpent Midgard, fils de Loki et d'Angrboda. Dans le bouddhisme, un cobra géant protège Bouddha en méditation. Dans l'Antiquité grecque, le dieu de la Médecine, Asclépios (Esculape), avait le Serpent pour attribut, les serpents entrelacés représenteraient la molécule d'ADN (porteuse de connaissance et d'information), en outre, d'après la tradition védique ( hindoue) on peut évoquer " le kundalini ", une énergie lovée en forme de serpent autour d'une ou plusieur vertèbre, source d'une conscience élevée ... Chez les Ashanincas du Pérou, qui utilisent la plante hallucinogène ayahusca, ont aussi découvert par leur vision la connexion entre les serpents et l'ADN, ils disent : « Si tu veux comprendre le langage de la nature, fais attention aux similarités au niveau de la forme,c'est ainsi que la nature parle ». Pour finir, on connaît la légende de Mélusine, qui chaque samedi se transforme en serpent ailé en secret ...

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